Nos actions


Actions menées et à venir


• Journée du Judaïsme Laïque - Rencontre sur le thème :
Laïcité, lutte contre le repli identitaire et ouverture à l’autre
Samedi 6 février 2016 - Mairie du 3ème arrondissement de Paris

Programme de la rencontre
Extraits audio


• Prises de position et actions que l’actualité nous amènerait à prendre.

Des rencontres


• Le RAJEL est né lundi 20 mars 2011 au cours d’une table ronde sur le thème : Quel espace pour une laïcité juive ? où différentes expériences de mise en œuvre concrète de la laïcité juive, en Belgique et en France, sont présentées par I. Rosenman (président de l’AJHL), N. Zomersztajn (Rédacteur en chef de Regards) et L. Klein (directeur d'une école publique).

• En octobre 2011, le RAJEL organise une rencontre avec S. Ghiles-Meilhac à propos de son livre : Le CRIF, de la Résistance juive à la tentation du lobby de 1943 à nos jours. L’auteur souligne notamment, après la fondation, à la fin de la seconde guerre mondiale, du CRIF destiné à dépasser la cassure entre juifs communistes et non-communistes, le tournant opéré autour des années 70 où elle devient une force politique et celui des années 2000 où elle se transforme en lobby.

• En 2012, la 3ème initiative proposée par le RAJEL concerne : La laïcité à l’épreuve des révolutions arabes. N. El Fani, cinéaste tunisienne, athée explique qu’aujourd’hui islamistes et défenseurs de la séparation de la religion et de l’état coexistent. Son récit montre toute la difficulté pour ne pas placer le débat sur le terrain du religieux. M. Gozlan, rédactrice en chef et grand reporter à Marianne, aborde le pseudo-modèle turc où un mouvement d’islamisation est en marche, sous la férule du président Erdogan. Elle fait référence aussi à Israël où il est nécessaire de rompre avec la politique d’enfermement. M. Sifaoui, journaliste, écrivain d’origine algérienne, met en avant la diversité des mondes arabes. Il considère qu’il ne suffit pas de faire tomber un oppresseur pour que survienne la démocratie, alors que les plus démunis s’identifient aux islamistes. A. Sfeir, revient en sa qualité de directeur des Cahiers de l'Orient, sur la notion même de démocratie, qui en appelle à la loi du plus grand nombre. Il dresse ensuite un tableau général de la situation au Proche-Orient.

• En juin 2012 a lieu une conférence sur L’empreinte juive dans la Cité avec R. Robin, sociologue, historienne et G. Konopnicki, journaliste, écrivain. En dehors de l’Occupation, sans être dans une assignation juridique de type ghetto, les migrants ont tendance à se regrouper là où les liens existent, où les loyers sont abordables. Aujourd’hui, les espaces yiddish font place à des immeubles hors de prix. Quels que soient nos fantasmes, les traces juives dans la ville tendent à disparaître, d’où l’importance de fictions, de lieux de mémoire officiels, emblématiques, comme le musée Juif de Berlin, construit sur des ruines. A ceux-là s’ajoutent les lieux historiques. Il s’y opère davantage une transmission orale, spirituelle. A nous de dessiner la mémoire de demain.

• En février 2014, l’UJRE en liaison avec le RAJEL, traite d’une thématique en prise avec l’actualité : la laïcité aujourd’hui. L’historien J. Baubérot montre que la loi de 1905 représente une loi de rupture, qui constitue un socle de notre société. Pierre Saly quant à lui, met l’accent sur l’enjeu que représente l’Islam dans la laïcité. Comment se garder de tout mécanisme d’exclusion ? L’évolution des pratiques témoigne d’une revendication d’identité, symptomatique de ce qui traverse la société française alors que dans le même temps, se multiplient les mariages mixtes, signe d’intégration dans la société. Au final, on pourrait proposer des interventions sur la laïcité au sein des écoles fragilisées, de manière à construire une poly-identité. La laïcité reste un cadre précieux où se composent identités individuelles et collectives ; un cadre à défendre.

• Enfin, en mars 2014, le Centre Medem en liaison avec le RAJEL propose une soirée sur les ressorts du Front National. Le journaliste D. Doucet, a mené un travail d’investigation au sein du FN. Malgré des débuts balbutiants, le FN réalise une percée électorale et médiatique dans les années 80. L’affaire du détail ralentit l’essor mais peu à peu, le parti se professionnalise. 2002, le choc. Alors que le parti est exsangue, JM Le Pen est présent au 2ème tour des présidentielles. Le parti ne profite guère de sa percée. La donne change avec M. Le Pen qui effectue une purge des radicaux. Une donne analysée par le politologue P. Perrineau : A partir des années 80, le climat social change avec l’accroissement du chômage, l’augmentation de la petite et moyenne délinquance. Les enjeux qui émergent : insécurité – immigration ne sont pas pris au sérieux par les grands partis, ni la montée de l’islamisme. Le FN s’empare aussi de la culture républicaine. Le renouveau générationnel attire l’électorat. Les verrous sautent. Les électeurs ne craignent plus de s’afficher FN. Dans une société sous le signe de la fracture (économique, culturelle, territoriale…), le FN attire ceux qui rejettent le monde politique et se sentent délaissés par les pouvoirs en place. Au final, la lutte contre le FN doit passer par le fait qu’il faille entendre les questions désagréables et ne pas les traiter par le mépris. P. Perrineau préconise aussi de s’attaquer au point faible du FN avant qu’il n’atteigne la crédibilité gouvernementale : le terrain économique. Les résultats aux dernières élections montrent que le débat est loin d’être clos.

RAJEL - Réseau des Associations Juives Européennes Laïques
13, rue du Cambodge 75020 Paris